Le « Papalagui » désigne le Blanc, l'étranger, littéralement : le pourfendeur du ciel. Le premier missionnaire blanc qui débarqua à Samoa arriva sur un voilier. Les indigènes prirent de loin les voiles blanches pour un trou dans le ciel, à travers lequel le Blanc venait à eux. Il traversait le ciel.

La Papalagui est présenté comme un recueil d'observations et de réflexions où la civilisation occidentale est passée au crible du bon sens d'un dignitaire samoan du début du siècle : Touiavii. Il ne cache ni sa surprise ni son indignation après avoir constaté l'étrange manière dont vivent les ressortissants d'une grande puissance coloniale.  Il dissèque, comme le faisait alors l'anthropologie européenne, les moeurs étranges de ces blancs, les Papalaguis qui vivent les uns au-dessus des autres dans d'immenses huttes de pierres, ce que nous appelons tout simplement des immeubles. Si sa description nous renvoie directement aux méthodes anthropologiques européennes, c'est qu'elle nous montre à quel point, lorsque nous ne possédons ni les codes d'une société, ni son vocabulaire, combien celle-ci nous semble étrangère, car le langage véhicule de la pensée mais aussi de l'a priori.
D'après
Erich Scheuermann
Adaptation
Léon Kouyaté
Avec
Habib Dembelé
Mise en Scène
Hassane Kassi Kouyaté
Lumières, Images, Son
Cyril Mulon
Décor et Costumes
Anuncia Blas
Co-Production
Les Francophonies en Limousin, Umané Culture, Compagnie Deux Temps Trois Mouvements, Compagnie So (La parole)
Soutien
Ministère des Affaires Étrangères, Direction de la coopération au développement
Samedi 08 juin 2013
21:30 | Banannefabrik